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Criminal
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Sam 30 Mai - 21:55
Johane, n'avait pas quitter sa petite chambre à l'Institut depuis son retour, depuis qu'elle avait découvert que Jonathan était là, enfermé, enchainé. Elle n'avait pas eu la force d'affronter les regards des autres. Clary, Jace, mais aussi les Lightwood. Personne ne lui avait rien dit, ni ne lui avait reprocher quoi que ce soit. Comment aurait-elle pu savoir ? Mais là, était son problème. Elle aurait dû, savoir. S'en rendre compte. Elle était une Chasseuse d'Ombre, par l'Ange. Elle était censée pouvoir différencier un Démon Supérieur, d'un Terrestres !
Elle se leva brusquement de son lit, sur lequel elle était étendue depuis plusieurs heures, et se mit à faire les cents pas dans la petites pièce. Que pouvait-elle faire, désormais ? Elle ne pouvait tout de même, sortir de cette chambre, au petit matin et saluer ses nouveaux amis comme si de rien n'était, alors que depuis son arrivée à New York, elle fréquentait régulièrement l'être que chacun d'eux haïssait le plus sur Terre. D'un autre côté, elle ne pouvait pas non plus rester enfermée éternellement ici, et sortir en douce tout les jours, serait sans doute compliqué. Non, à un moment ou un autre, elle serait bien obligée de leur faire face, et là ; que leur dirait-elle ? « Désolée. » ? Ridicule. Et puis, ce Démon. Jonathan. D'après ce que Simon, lui avait raconter, elle avait compris qu'il s'agissait d'un fléau. Un être abjecte. Or, ce n'est pas ce qui était ressorti, de ses différentes rencontres avec lui. Non...si elle avait prit la peine, de retourner dans ce café si régulièrement, dans l'espoir de le rencontrer, si elle avait passer autant de temps à discuter de tout et de rien avec lui, c'est que ce garçon, lui avait sembler charmant, adorable même. Rien en lui, n'avait éveillé le moindre soupçon chez elle. Un milliard de question se bousculait dans sa tête. Pourquoi feindre une telle gentillesse ? Pourquoi s'intéressait-il à elle ? Pourquoi, alors qu'une guerre était sur le point d'éclater, lui à la tête des ténèbres, avait-il prit le temps de la rejoindre si souvent, pour avaler un café et bavarder de choses si futiles, avec elle ? Peut être cherchait-il, par son biais à atteindre sa sœur. Ou l'Institut. Il y avait forcement quelque chose. Elle sentit la rage l'envahir. Ses muscles se raidirent, ses poings se serrèrent, et les larmes lui montèrent aux yeux, elle frappa violemment le mur, et une douleur fulgurante s'empara de son bras tout entier. A quoi pensait-elle ? Elle était dans une église. Les murs, était fait de pierre dure. Elle souffla un grand coup sous l'effet de la douleur. Elle examina sa main, elle s'était probablement fracturer plusieurs os. Ses doigts avaient du mal à lui obéir, de sa manche, elle essuya rageusement ses joues humides, et sortit de sa chambre.

Le couloir, était désert. Elle n'avait pas prit le temps de vérifier l'heure, mais il devait être tard. Même Church, le chat, ne montrait pas signe de vie. Elle referma la porte, prenant soin de ne faire aucun bruit, et s'élança dans le couloir, d'un pas pressé et silencieux. Le sol sous ses pieds nus, était glacial, et elle se maudit de n'avoir pas prit le temps, d'enfiler ne serait-ce qu'une paire de chaussettes, avant de sortir. En hâte, elle se dirigea vers le Sanctuaire, lorsqu'elle y fut, elle se fit encore plus discrète. Elle examina chaque recoin. Pas de gardes. Personne. Pas étonnant. L'Enclave, avait été prévenue tard dans la soirée, et il avait été convenu qu'ils ne seraient là que très tôt dans la matinée. Maryse Lightwood, avait donc enfermer elle même Jonathan au Sanctuaire, en faisant preuve d'un contrôle hors du commun, pour ne pas le tailler en pièce. Elle avait formellement interdit à tout les résidents, de s'approcher de lui, appuyant son regard sur Isabelle. Johane, n'était pas là, lorsqu'elle avait donner ses ordres, elle avait seulement entendue l'écho de sa voix, se répercutant dans le couloir. Elle pourrait toujours donner cette excuse, sil elle se faisait prendre à roder par ici. Elle soupira, et se raidit, lorsque sa main poussa la porte du Sanctuaire, et qu'elle y pénétra. Il faisait froid, encore plus que dans l'Institut, lui même. Johane, se frotta les épaules et soupira. L'endroit, était assez mal éclairé, seul quelques torches, dispensait de la lumière de sort, mais peut être trop faiblement au goût de Johane. Elle s'avança encore, et distingua une forme, avachie contre l'un des hauts pilier de la salle, elle remua faiblement à l'approche de la jeune femme. Jonathan. Elle le reconnut immédiatement, après avoir fait un dernier pas dans sa direction. Il leva les yeux vers elle, et elle se sentit défaillir. Ce n'était pas les yeux d'un démon, qui venait de se poser sur elle, non, c'était les yeux d'un garçon qui semblait malheureux, en détresse. Il avait le blanc des yeux rougis, comme quelqu'un qui aurait passer des heures à pleurer, et en le regarda fixement, il sembla à Johane, percevoir le faible tremblement de ses membres. Cette vision la bouleversa, elle porta la main à sa bouche, et lutta de toute ses forces pour empêcher de nouvelles larmes de perler sur son visage. Il fallait qu'elle se ressaisisse. Après tout, il jouait peut être la comédie,le démons étaient de bons menteurs, elle le savait bien.

« Jonathan... »

Son prénom, s'était échapper de ses lèvres, presque malgré elle. En réalité, en le regardant, sans réfléchir outre mesure, elle n'avait qu'une envie, c'est de se précipiter vers lui, pour le détacher et le serrer contre elle, pour le réchauffer. Il ne l'avait pas lâcher des yeux, jusqu'à ce qu'elle prononce son prénom. Là, il avait poser son regard vide sur le sol.

« Johane. Tu sais, que tu es la seule qui m'appelle ainsi ? »

Jonathan. C'était le prénom qui lui avait donner, à leur première rencontre. Elle se souvint de sa conversation avec Simon. « Sébastien...ou devrais-je dire Jonathan, puisqu'il s'appelle comme ça... » Sébastien, c'est ainsi que Clary, Jace ou les Lightwood, l'avait toujours désigner.

« - C'est ton prénom, non ?
- En effet...pourquoi es-tu là ? Son regard s'attarda sur sa main, qui saignait. Elle ne semblait pas s'en être rendue compte.
- Tu saignes, Johane. Que t'est-il arrivée, tu t'es battue ? »

Elle secoua la tête, et regarda sa main, en effet, ses doigts saignaient. Quelle importance ? Elle serra les poings. Pourquoi s'inquiètait-il de ce qui lui était arrivée ? Il était dans une plus mauvaise posture qu'elle. Dès le lendemain, il serait remis à L'Enclave, il serait exécuté. Il devait le savoir...

« - Tu va mourir, Jonathan. Tu le sais, n'est-ce pas ?
- Ça va devenir une habitude, ironisa t-il »

Johane, crut voir un sourire se dessiner sur ses lèvres. Elle explosa. Elle s'avança, et tomba à genoux à ses côtés, la, elle se mit à le secouer de toutes ses forces, ignorant la douleur lancinante de son bras.

« - POURQUOI ? Hurla t-elle, dis moi ! Qu'est-ce que tu voulais de moi, Jonathan ? C'était quoi tes plans ? Pourquoi as-tu l'air résigné à la mort, aujourd'hui ? Dis moi !
- Parce que je suis le mal. Tu le sais, maintenant, non ? Alors dis moi, Johane, pourquoi es-tu là ? Pourquoi pleurs-tu ? »

Elle cessa le moindre de ses gestes, et baissa la tête. Quand elle reposa les yeux sur lui, ils étaient inondés de larmes. Elle posa une main sur sa joue, sa peau était froide, glacé, comme s'il était déjà mort, et cette pensée l'horrifia. Elle le fixa, intensément. Si intensément, qu'il en fut surpris. Il sentait son coeur, tambouriner dans sa poitrine, si fort, plus fort que jamais. Elle se tenait là, devant lui, et dans l'obscurité, il la contemplait comme lorsqu'elle se trouvait face à lui, devant sa tasse de café. Ses cheveux noirs, comme les plumes d'un corbeau, qui lui retombaient en cascade sur les épaules, et dans le dos. Ses yeux, verts aussi purs et beaux que deux émeraudes scintillantes. Et ses lèvres, légèrement rosés...il se sentit sale, tout à coup. Il devait être dans un bien triste état. Pourtant, elle ne cessait de le regarder. Certes, il était différent. Ses cheveux d'un blond si clair, était foncés par la crasse et le sang, sa peau, à l'apparence si pâle, et douce, était couverte d'équimoses noirâtres, et ses yeux avait perdu un peu de leur éclat, pourtant, elle le trouva si beau en cet instant. Sa main, continua de caresser sa joue.

« Moi, je ne vois pas le mal, en toi Jonathan Morgentern. Ni avant, ni maintenant. »

Elle approcha son visage du sien, caressa ses lèvres des siennes. Il pouvait sentir son odeur, mélange de  pêche et de sueur, il aurait tant voulu pouvoir passer ses doigts dans sa chevelure, pouvoir presser sa main contre sa nuque, l'attirer à lui, mais enchainé, il ne pouvait que la laisser faire. La laisser le faire languir, comme elle était en train de le faire. Le torturer, tellement son désir de la toucher était puissant. Il sentait son souffle chaud, il aurait voulu lui dire de l'embrasser, maintenant ! De ne plus attendre. Mais il ne voulait rien gâcher. Il la laissa faire, jusqu'à ce qu'enfin, elle pose ses lèvres sur les siennes, elle l'embrassa, tendrement, avec toute la douceur dont elle était capable. Elle avait passer ses bras, autour de son cou, s'était rapprochée de lui, collée à lui, si bien qu'il pouvait la sentir trembler. Finalement, pratiquement à bout de souffle, elle écarta ses lèvres des siennes, et il réalisa.

«-  Johane...tu devrais pas...
- Il à raison ! Tu devrais pas, Johane. »

Elle se retourne vivement, et se releva. Elle aurait du s'y attendre, la voix si tranchante qu'elle venait d'entendre, n'était autre que celle de Jace. Il se tenait debout, à quelques mètres d'elle, le visage neutre, mais le regard dur. Il semblait furieux.

« - Sors d'ici. Tu es devenue folle ?
- Jace...
- Je veux pas d'excuses. Je t'en voulais pas, tu sais. Tu savais pas. Mais maintenant que tu sais qui il est...pourquoi ?
- Je... »

Elle ne savait que répondre. Il avait raison, aucune excuse au monde ne suffirait. Mais étrangement, à ce moment, elle n'avait plus envie de s'excuser. Elle entendait la respiration, encore saccadée de Jonathan, derrière elle.

«- Je m'en fiche.
- Pardon ? Demanda Jace, incrédule
- Je me fiches, que tu m'en veuilles ou non.
- Sors.
- Non.
- Johane...sors !
- J'ai aucun ordres à recevoir de toi, Jace Lightwood.
- C'est un prisonnier de l'Enclave. Il sera exécuté demain, tu n'as aucun droit d'être ici, sors. »

Exécuté. Ce mot résonna dans sa tête, plusieurs fois comme un écho dans un canyon. Demain, exécuté demain.

« - Rêve.
- Plait-il ?
- Je laisserais personne toucher à un seul de ses cheveux, tu entends ?
- Johane..., tout en prononçant son nom, Jace avait porter sa main à son poignard, cesse de raconter n'importe quoi, Sébastien est un monstre, un Démon !
- Il s'appelle, Jonathan !
- Johane...C'était la voix de Jonathan.
- Arrête, Johane, pars. Tu ne peux pas. C'est ton devoir, écoute le.
- Jamais. »
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